Nat reprend le flambeau (Pensées)

Jeudi 11 juin 2009
Alors que mon esprit est censé être tout aux études, à l'organisation bancale des examens suites aux mouvements sociaux (que je suis loin de critiquer), aux rapports de stages et à tout ce qui s'y rapporte, alors que mes pensées vont vers ceux que j'aime, celle qui vit auprès de moi, mes parents, mes amis, je ne peux m'empêcher de divaguer... Errer... Et si je suis assurément ancrée dans une vie "réelle", finalement bien loin des rêveries et du virtuel, quelque chose en moi réclame une part d'imaginaire et d'improbable...

Finalement la question qui me revient sans cesse c'est "ai-je le droit de rêver" ? Fantasmer des situations réelles, passée, présente ou futur, sachant pertinemment qu'il n'en sera jamais ainsi, imaginer des alternatives à mes choix et les pousser plus loin qu'à une simple conséquence, illustrant les fameux scénario des "what if" qui furent popularisé par les comics et ce genre de fiction qu'est l'uchronie... Est-ce "bien" ? En soit, il n'y a rien de mal, et je dois dire même qu'heureusement que nous pouvons imaginer des choses, même lorsque nous sommes pleinement occupé par notre vie d'adulte, afin de s'évader un peu.

Pourtant la peur de s'évader de trop me prend. De ne pouvoir contrôler les divagations de mon esprits, et de m'enfermer dans un monde faux et improbable, certes amusant et prenant, mais à des milliers d'années lumières de ma véritable vie.

Ces questions sont peut-être le simple fruit du stress (organisation, examens, projets d'avenir, etc.), et ils n'auraient probablement soulevé aucune interrogation durable chez moi si, par "rêve" et "envie" je n'étais pas revenue à me rappeler de mon passée, et de ma façon que j'ai encore d'y référer... Et vue ma situation, je me demande si j'en ai le droit...

Ma vie est parfaite. Je suis passé par beaucoup de choix, d'épreuves, et désormais j'ai beaucoup de chose. Des gens qui m'ont accueillie quand bien même je ne suis pas leur fille - et malgré ce que nous nous disons tout le temps, une personne qui m'aime pleinement et des amis qui me soutiennent. En soit, je n'ai pas à rêvasser sur mon présent puisqu'il est très bien comme ça...




Mon passé, en revanche, c'était autre chose. Depuis bien des mois je ne m'y réfère plus trop. Ni le temps, ni l'envie, ni même le besoin. Même ma "création", mon "autre moi", celle que j'ai fantasmée et sublimée pour me protéger, m'évader et même me défouler, je l'ai un peu mise de côté après lui avoir offert un repos bien mérité (imaginaire certes, mais important pour m'en détacher un peu). Je suis passée de l'état d'adolescente rêveuse, qui avait besoin de ça, à une adulte pouvant faire sans.

Mais bien avant cette Natasha d'Ambre, et inclus dans le background de celui-ci, prend racine un autre rêve, une autre version fantasmée de personne ayant bel et bien existé. Peut-être pas vivante, je n'en sais rien, mais qui ont eut une vie réelle à un moment ou à un autre, au tout début. Au tout début pour moi en tout cas. Ceux qui me connaisse savent très bien à qui je fais allusion et, malgré ceux qui ont prit ce rôle, la difficulté que j'ai encore à aborder le thème.

Non pas par peur ou autre, mais simplement parce que je ne sais rien et que, du coup, je ne sais pas du tout quelle image m'en faire. Négative ? Elle l'a été une très grande partie de ma vie, durant toute mon adolescence, ma souffrance nourrissant une rancoeur dont j'ignore si elle a lieux d'être. Positive ? Durant toute ma petite enfance, je n'ai cessée de prier pour que ça arrive, qu'ils surgissent, avec ou sans explication, je m'en foutais un peu. Une vision grise ? Je pense que ça reviendrais à de l'indifférence, ou bien la balance pencherais plus d'un côté ou de l'autre malgré moi.




Comme le montrent si bien Alan Moore et Dave Gibbons via le personnage de Rorschach, dans Watchmen, on peut très bien avoir une vision des choses en noir et blanc, via tout une variante de forme et de taille, sans que jamais elles ne se mélangent en gris...

Si je suis particulièrement dans le doute en ce moment même, ce que je n'ai pas repensé à mes parents depuis l'envole de Natasha d'Ambre. Avant sa création, mes parents étaient des dieux a qui je donnais une excuse. Après, j'étais dans une période où les maudissaient. Entre temps, mes rêves sont devenus la source donnant naissance à ma "moi" fictive... Et si j'ignorais tout de mes véritables parents, les "créer" à travers une histoire étaient peut-être, à l'époque, une façon pour moi de me les réappropriés. En fait, je comprend maintenant a quel point ils étaient tout autant mystérieux dans mes rêves que dans la vraie vie...

Ma mère. Tout a commencé par elle, peut-être parce que je suis une fille, que je suis sensible à cette relation, ou parce que je voulais raconter l'histoire d'une femme très belle et très brave, allez savoir... Je ne connais pas son nom, je ne saurais pas la nommer, et lâchement, "par hommage" comme je le pensais autrefois, je lui ais donné un prénom qui était très cher pour moi et pour mon meilleur ami de l'époque. "Rebecca". Le prénom de celle qui fut ma meilleure amie, et grâce à qui je possède des parents aujourd'hui.

Et probablement parce que je lui ai emprunté ce prénom, avec l'idée de lui donner ce caractère de femme forte et gentille envers moi, j'ai été incapable d'écrire quoique ce soit sur elle. "Rebecca", la mère de Natasha d'Ambre, n'existe même pas. L'histoire débute au cimetière, devant sa tombe. Ma "moi" de l'histoire ne la connait pas non plus et ne sais rien d'elle si ce n'est ce prénom, mais j'avais l'impression qu'il fallait que je lui donne une mère douce et intouchable. Intouchable au point que moi-même, à l'écriture, je ne pouvais la dompter...

Le père, en revanche, c'est autre chose. J'avais en tête un vrai papa, celui qui est là pour les cauchemars, avec sa voix douce mais une carrure de géant. Un papa avec un peu de barbe et des traits marqués, un peu manuel mais pas insensible ou stupide... Je n'ai jamais eu d'images, jamais de vrai vision, juste une "sensation", un peu comme on pourrait avoir en étant gosse en se serrant contre lui et en fermant les yeux.




En adaptant mon autre moi à l'oeuvre de Zelazny, je pensais peut-être faire une erreur en utilisant un de ces personnages comme base pour cette représentation. Parce que là, mon "père" ne serait qu'un personnage pré-existant et forcément différent de l'idée que je m'en ferais. Mais non. Chaque lecteur se fait une idée bien précise d'Oberon, parfois cruel, parfois juste, trop mystérieux. Sa première mort est très suspecte (à raison) dans la série, et la deuxième l'est encore plus du fait qu'on ne retrouve aucun corps et qu'on refuse d'expliquer clairement les raisons de son "décès". Zelazny ayant décédé avant de continuer son cycle, nul doute qu'il aurait fait rejaillir ce personnage à un moment où à un autre.

Oberon, malgré son prénom qui ne m'inspire rien, était donc parfait. Il représente une figure paternel "ultime", décrite différement par chacun de ses enfants dans les livres, et par chaque lecteur. Il est très mystérieux et montre différente facette a chaque apparition, permettant de l'utiliser comme simple figure modifiable selon les envies. A partir de là, j'ai construit ce père que j'ai donné à Natasha, finalement très temporairement puisque n'étant là que pour l'élever en tant qu'Ambrienne, après quoi il disparaissait.

Et finalement, Natasha est devenue Natasha d'Ambre, débarassée de parents et de toute entrave puisque devenant une déesse. Les deux personnages sont alors restés en retrait avant de carrément passer à la trappe après mon entrée dans un forum qui dura une grande partie de mon adolescence : Ambreworld. Là, les origines furent modifié façon retcon de comics et la parentée de Natasha fut tout autre. Il m'a fallu du temps pour digérer la chose, l'accepter, et finalement ne plus y penser, l'incorporant sans trop de problème.

Des années plus tard, Ambreworld s'éteignant et, encore plus tard, les relations forgées se dégradant suite à diverses histoires, j'entrais dans un âge différent où l'adulte prend place face à la réalité et laisse tomber ses rêveries de jeune.

Plus jamais Rebecca et Oberon, les parents de Natasha d'Ambre, et finalement l'incarnation ultime de ce que j'imagine de mes véritables parents, n'est revenu me hanter. D'autant plus que maintenant, je suis adoptée, et que je n'ai pas besoin d'eux. Et pourtant...




Je ne peux stopper les rêves, les envies d'aventures, de raconter des histoires et de créer des personnages. C'est moins fort qu'autrefois mais c'est toujours là, et c'est ce qui m'a permis d'aider à créer Alice Cooper, une petite sorcière issue d'influence diverses à inventé à plusieurs. Un personnage avec une famille définie, des amis, libérée de toute influence tout en en possédant de nombreuses en guise de clin d'oeil, et me permettant de clôturer quelques parts ma moi virtuelle et de prendre mes distances avec la fiction et la réalité...

Jusqu'ici tout va bien, Alice fait son petit bonhomme de chemin et j'observe ça avec plaisir et amusement, me mettant au travail dès que le temps me le permet. Mais récemment, en partant en trip sur un des plus grands arguments de la Science-Fiction, le voyage temporel, quelque chose s'est déclenché en moi. Malgré moi, je me suis posé cette question : "Qu'est-ce que je ferais si je pouvais voyager à travers le temps et l'espace, entre les dimensions ?"




Vous vous doutez tous de la réponse que je me suis donnée. Retrouver mes vrais parents, ne serait-ce que pour voir leur visages, entendre leur voir et savoir quel est cette PUTAIN DE RAISON qui les as poussé à m'abandonner étant bébé, qu'elle soit bonne ou pas, noire, blanche ou grise...

Je n'en ai pas fait une histoire avec Natasha, pas plus que je me suis prise la tête à dresser ainsi un portrait réaliste de mes parents en apportant une explication cohérente à leur décision. A la place de ça, quelque chose s'est progressivement mit en place. Alice Cooper est très lie au personnage de Premutos et de Nathalie, et Eliane n'ayant avant cela jamais participé à ce genre de création, ne restait qu'à savoir quel parallèle émettre entre cette sorcière et ma moi fictive, puisqu'elle existe dans le même univers imaginaire.

Je n'y avais jamais pensé plus que ça, émettant éventuellement l'idée d'une rencontre via un quelconque scénario, laquelle donnerait naissance à une amitié probable ou à une certaine indifférence malgré un lien extérieur solide entre elles. Je n'arrivais pas à voir Alice et Natasha d'Ambre être amie, tout simplement.

Et soudain le déclic. Natasha est la moi d'une époque, torturée, violente, mais en quête de d'amour et de paix. Et elle l'a obtenue. Alice, elle, est un personnage fun, à caractère bien trempée, et totalement délirante. L'idée que je me ferais d'une très bonne amie, mais aussi... L'idée que je pourrais me faire de ma mère, étant jeune. Une personnalité qui me ressemble malgré quelques différence, que j'admire et respecte.

Et a cette impression subite, un beau jour, mêlée à cette idée de voyage dans le temps, ça n'a pas prit bien longtemps. J'ai replongée dans mon passée à moi, l'image que je me faisais de mes parents, et bien que je les avaient oublié depuis longtemps, Rebecca et Oberon sont revenus... Que faire ? Ils étaient presque devenus des étrangers pour moi depuis tout ce temps, après Ambreworld...

Et pourtant, une histoire s'est mise en place. Alice, après beaucoup d'épreuves (narrées dans son blog), voyageant dans le temps et arrivant sur Terre à une époque où personne ne la connait. Changeant son identité et se faisant appeler "Rebecca", en hommage à sa soeur jumelle (Rebekkah) pour éviter un quelconque paradoxe temporelle. J'ai imaginé sa rencontre avec un homme qui lui est semblable, Oberon, lui aussi changeant son nom pour éviter d'être retrouvé / reconnu. Allant sur Terre incognito en voyageur errant, et se faisant passer pour un homme simple.

La sorcières des dimensions et le Roi d'Ambre. Un couple bien assorti, non ? Chacun fuyant son véritable monde, se faisant passer pour un simple humain, et se retrouvant malgré tout, jouant presque au même jeu d'identité que Bruce Wayne / Batman et Selina Kyle / Catwoman dans le Batman Returns de Tim Burton. Chacun comprenant qu'un secret existe chez l'autre, quelque chose qu'ils ont en communs, mais sans jamais oser le découvrir...

Incapable de me contrôler, je n'ai pas pu "m'empêcher de rêver". Pour Alice, tout était déjà tracé. Son physique, son comportement, son histoire. J'imaginais la "mère du futur", à la Sarah Connor, sachant pertinemment qu'elle lutte contre un apocalypse inévitable. Pas celui de la fin du monde, mais celui de sa séparation avec son enfant qu'elle sait imminent et qu'elle ne peut éviter, risquant un paradoxe temporel et le changement de tout. Quelqu'un à la fois submergé par le bonheur de rencontrer un homme qui l'aime, l'attente d'un enfant, et la peur incroyable de savoir a quelle date exactement elle va devoir se séparer de tout ça et donc de créer le malheure de sa fille et de son époux...




Pour Oberon, les choses ont évoluer. Avez-vous remarquer que beaucoup de monde s'imagine Oberon comme ressemblant à Sean Connery, avec sa barbe blanche et son maniérisme incomparable ? Moi-même j'y avais souvent pensée. Pourtant ce n'est pas vraiment l'idée que je me fais de mon père, même si ça ne serait pas désagréable ! Par contre, un autre homme fictif m'a beaucoup interpelé et marqué. Un homme qui prend aussi son inspiration de Sean Connery.




Big Boss, alias "John" ou peut-être "Jack". Le choc consécutif de Metal Gear Solid 3 et 4, narrant respectivement la naissance et la fin de Big Boss, m'a révélé une personnalité certes virtuelle mais très impressionnante et marquante, bien plus que beaucoup de héros de littérature ou de cinéma. Après tout ce n'est pas une honte : tout le monde à son héros, en tout cas sa figure qui a compté ou qui l'a marqué. Même les vieux, via la littérature classique, vous citeront leurs modèles.






Pour moi, Big Boss, avec ce visage marqué, la voix cassé de David Hayter, son histoire tragique et son physique à la fois dur et doux, bien plus virile que tout ces "vrais" mecs à la mode métrosexuel que l'on voit partout de nos jours, m'a fait une très grande impression. Oberon et Big Boss partagent de nombreux points communs, que ce soit par le physique, le caractère ou encore l'histoire. A tel point que les deux personnages ont presque "fusionné" pour me donner une figure paternelle particulière.




Oberon, se faisant appeler "John", tout comme Big Boss le dit au jeune Ocelot à la fin de MGS3. Un homme de guerre, increvable, mais quelque part brisé, sensible, et avant tout aimant. Il n'en fallait pas plus. Avec le physique du jeune Big Boss en tête pour simuler un jeune "Sean Connery - Oberon - Big Boss", j'avais l'image d'un couple touchant, adorable, humains, crédible et...

... Et que je crève d'envie de savoir qu'il existe et qu'il est celui de mes parents. Bien sûr, je suis une adulte, je sais ce qu'il en est de la réalité et je ne fantasme pas sur une illusion. Mes vrais parents ne furent jamais ainsi, et mes parents adoptives sont les meilleurs parents du monde et je les aimes. Et j'ai honte, et peur, a chaque fois que j'imagine ce coupe de Alice - Rebecca / Oberon - John. Parce que je ne veux pas "remplacer" mes parents adoptifs par des illusions. Que je suis consciente de la différence entre réel et imaginaire mais...




J'ai envie d'écrire cette histoire. Elle est toute planifiée. Rebecca, John, la naissance de Natasha d'Ambre, Alice fuyant avec remord et observant la vie de sa fille au loin, avec sa machine à voyager dans le temps, se faisant passer pour morte. Son retour dans le temps présent, ses retrouvailles avec un très vieux Oberon, dans une scène qui m'a été inspirée par le magnifique épilogue Naked Son de MGS4, puis la prise de conscience de cette mère qui n'est pas une mère, et son désir de renouer avec l'enfant qui est le sien.

Ca ne s'arrête pas là. Les retrouvailles sont dur. Vous imaginez, vous, si quelqu'un de votre âge et pour qui vous avez un profond respect et une grande amitié se révèle être votre mère, l'effet que ça vous fais ? Pas facile a accepter...




J'aime la science-fiction et j'aime les émotions fortes et complexes dans les histoires. Ici, j'ai de quoi faire, de quoi écrire, et de quoi rêver une très grande et très belle histoire.

Et pourtant je m'interroge. Je me dis, "c'est qu'une histoire", et j'ai l'impression de salir mes parents adoptifs. En même temps, avec cette peur que j'ai, je me rend compte alors que "ça y est ! Tu mélanges fiction et réalité, et tu as peur de vexer des êtres VERITABLES en t'imaginant des trucs VIRTUELS !"

Alors je commence à écrire. Natasha et Alice qui se retrouve, un tout petit début. Renouer avec Natasha d'Ambre, ça fais du bien aussi, c'est comme de se retrouver soit-même. Parce que la petite chose qui me servait de défouloir à évoluer tout autant que moi, à la fois grâce à ma vie d'adulte, à la fois par ce bond en avant dans son histoire.

J'ai envie d'y rêver à cette histoire. J'adore cette conversation fantasmée, entre Oberon et Alice, dans le cimetière, s'aimant encore malgré ce qui s'est passé et pensant cependant avoir commis l'irréparable face à leur fille, ne sachant plus s'ils doivent la laisser, ou la retrouver.

J'ai envie parce qu'au fond de moi, je sais que si mes parents étaient ainsi, je les accepteraient, et je leur pardonnerais. J'ai rien à envier à ces créations, mes parents adoptifs sont parfait, et mon passée est derrière moi tandis que mon présent me convient très bien. Je ne fais de mal à personne je crois.

J'en parle pas beaucoup parce que j'ai plus grand chose à en dire de mes parents. Je les détestent plus mais je sais qu'ils sont pas des dieux et qu'ils ne reviendront jamais. Mais l'essence de ces personnes, cette petite chose qui m'a fait tenir toute ma vie avant que d'autres personnes ne prennent le relais, c'est important, et je crois que d'en rêver, c'est la seule façon que j'ai de l'entretenir et de pas l'oublier.

Alors, est-ce que j'ai le droit de rêver ?

Je crois que c'est important...



"Rebecca & John"

Par Natasha
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Mercredi 25 février 2009

      Désolée pour le temps d’attente ! ^^’ Je ferais mieux la prochaine fois ! Ely m’accapare un peu tout le temps ! é_è … Bon et j’ai aussi la flemme faut dire. Je continue dans mes réflexions qui datent déjà d’il y a un an et j’y ajoute ce que je pense actuellement avec ce que j’ai acquis comme expérience.





      Je ne peux m’empêcher d’avoir remarqué certaines choses chez Kiara. En recherchant sur le net des endroits où elle était, pour voir si elle ne préparait pas un coup contre grand frère Renan et les autres, j’ai remarqué quelques similitudes. On aurait dit qu’elle m’avait pris mon pseudo, ou une phrase que j’avais retravaillé à partir d’une nouvelle sur FF VII.

      C’est effrayant avec le recul. J’ai remarqué qu’en fait Kiara avait fini par être comme la gouroute d’une secte. En fait il lui a suffit qu’elle entraîne grand frère dans quelque chose qu’il n’aurait peut-être pas fait du tout s’il n’avait pas connu Kiara. Le dessin impressionne ceux qui n’en font pas. C’est quelque chose d’inexplicable. Ca attire tout de suite.

       Il a suffit qu’elle lui « montre la voie » vers le dessin. Grâce à cela il lui suffisait en étant sa petite amie de créer un forum. Je n’ai pas vu ça au départ. Je suis entrée de moi-même dans un forum qui correspondait à un jeu de rôle que j’aimais bien. J’ai tout de suite accroché. Il ne ressemblait à aucun autre. Il était facile à comprendre mais surtout très beau avec les jolis dessins.

       Moi qui déprimais un peu j’ai passé tout mon temps sur mon petit ordi que je m’étais payé à la sueur de mon front. J’ai osé parlé aux grands administrateurs, et j’ai eut un merveilleux cadeau de la part de Renan. Il m’a d’abord offert son amitié. J’étais tellement solitaire que ça m’a fait bizarre. J’ai juste parlé avec lui et c’était apaisant. Puis il est devenu mon grand frère et là je n’ai pas su tout de suite quoi dire ou quoi faire. C’était merveilleux. Moi qui n’étais pas très sociable, j’ai reçu bien plus que de l’amitié.

      Ce n’est que maintenant que je comprends que j’aurais dû sans doute faire quelque chose, car Kiara le manipulait. Pire encore cette personne a utilisé mon grand frère à des fins personnelles aussi bien pour se faire une cours sur le forum que pour avoir de l’argent. D’ailleurs je trouve très réussis la métaphore que Renan dessine en ce moment dans Mercenaire. Sauf que d’après ce que j’ai compris il ne pouvait même pas l’approcher.



      C’est pour ça que je m’en veut d’avoir peur de le voir. Quand je pense à ça, j’ai envie de lui faire des câlins. Il n’a pas pu avoir la tendresse auquel il avait le droit. C’était sans doute frustrant d’être platonique avec une fille avec qui on a vécu aussi longtemps. Quand j’y pense je trouve que c’est triste et dommage. Je connais l’amour avec Ely et aussi le sexe. Je comprend maintenant que c’est une chose importante pour le bien-être intellectuel. Je crois que je n’aurais pas pu vivre 6 années avec la même personne sans pouvoir la toucher une seule fois. Et même si c’est un peu trop le contraire parfois avec Ely je suis vraiment désolée pour mon grand frère et de ce qu’il a dû vivre.

      Pardon grand frère… T__T

      Pour comprendre tout ça j’ai fais des recherches presque obsessionnellement pour moi et en cachette. Tout ce que j’ai compris, c’est qu’Ely a raison : les principaux coupables sont partis ou on les a fui, mais ils ne s’excuseront jamais. Je suis passée à cette époque par une sale période. Je n’ai pas voulu qu’Ely voit que j’avais recommencé à me scarifier…


(Pour une raison de droits j'ai préféré ne pas mettre d'images de mon grand frère même si elles auraient été plus justes.)



Par Natasha
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Samedi 24 janvier 2009


    J'ai écris ça l'an dernier donc avant qu'Ely et moi on sorte ensemble! ^^'  Je vais tâcher de prendre des illustrations sur le net puisque je m'y remets sans avoir pu demander d'illustrations à qui que ce soit ! ^^' J'en profite donc pour demander à tous les dessinateurs ou même ceux qui savent pas de me passer un mail si vous avec envie d'illustrer des passages pour la prochaine fois ! Ou un petit com aussi ! é_è'





   Ca me trotte dans la tête, mais il faut que je pose toutes mes pensées, donc, blog ou pas, il faut que je me débarrasse de tout ça. Depuis la St Valentin, je fais de drôles de rêves. En fait, il me font peur. M’aurait-elle changée ? Aurais-je été comme ça sans elle ? C’est très bizarre. Enfin on peut expliquer ça je suppose.


   Je suis une femme tout de même, et tout comme un homme, j’ai des besoins, et à 23 ans, n’ayant jamais rien fait avec qui que ce soit, j’ai quand même des envies. Je rêve que comme d’habitude, avec ses délires bizarres Ely me chatouille et m’attache sur le lit. C’est bizarre comme je n’avais pas réalisé avant à quel point je trouvais ça normal de la part d’Ely, mais que là subitement alors qu’elle m’a avoué qu’elle m’aimait, je vois les choses différemment.


   A la réflexion, je me rend compte qu’étrangement ça ne me fais pas de mal qu’elle m’aime, mais du bien. Je ne suis pas gênée avec elle, je ne sais juste plus où j’en suis. Mais le rêve, donc, je me laisse attacher comme d’hab, en essayant de me défendre, puis elle me chatouille avec des plumes de toutes tailles.


   Je la regarde et elle me souris sadiquement, elle me chatouille encore et m’embrase sur les côtes. Tout ça ne change pas de d’habitude dans le fond. Ce qui change cette fois, c’est que je fonds en larme. Elle me détache doucement et me prend dans ses bras. Pourtant, on l’a déjà fait des centaines de fois, et même quand on essayait de la lingerie, alors pourquoi cette fois dans mon rêve j’ai pleuré, je n’en sais rien.

 


 

   Ou alors c’était pour qu’elle se rapproche de moi. J’ai pleuré dans ses bras pendant qu’elle me caressait les cheveux. On était en pyjama, je crois. J’ai relevé la tête vers elle, et on s’est serré dans les bras pendant un long moment. Je me souviens de la conversation MSN avec mon Grand Frère. Je savais qu’il m’avait dit de ne plus chercher à arrêter ce genre de moment quand on se serre dans les bras.


   J’y pense depuis pas mal de temps, mais j’ai trop peur des conséquences. J’ai donc apprécié plus longtemps. Mais j’ai fini par relever la tête pour la regarder. Je tiens à repréciser que dans un rêve on ne fait pas ce que l’on veut réellement. Cependant, je ne sais pas pourquoi, mon cœur s’est emballé à la voir si proche de moi, et je l’ai embrassé.


   Désolée, mais je ne contrôlais plus rien. Je crois qu’heureusement que ce n’était qu’un rêve, parce que par la suite, j’ai fais une grosse connerie. Je la note dans Word, mais je la tairais sur le blog. Mais en gros, c’était comme si j’avais perdu mes inhibitions. J’ai été trop loin. Ce petit jeu nous a emmené trop loin.


   L’ennui avec la chimie du cerveau, c’est qu’il vous fait imaginer que vous avez aimé ce qui s’est passé, et que vous voudriez bien goûter à ce plaisir dans la vie réelle. Mais c’est Ely ! Je ne peux pas la toucher ! Je n’en ai pas le droit.


   Ca ne m’a pas empêché de faire ce rêve toutes les nuits depuis. C’est perturbant, mais pas désagréable. (Comment est-ce que j’ose dire ça ??) Ce n’est pas comme si c’était des cauchemars qui me torturaient, c’est juste que c’est une fille et que je suis aussi une fille. C’est probablement un fantasme que j’aurais oublié dans quelques mois ou même quelques semaines.


   N’en parlons plus.


   Je préfère parler de mon passé un peu, l’histoire de me changer les idées, et de pas faire des choses que je pourrais regretter si je les fais dans la vie réelle. Ely est ma meilleur amie, elle est un peu spéciale, et c’est tout.

  *   *   *

Je t'aime ma chérie....

 


Par Natasha
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Dimanche 18 janvier 2009




    Voilà, j'ai eut des examens pour ma tête, après une légère dégradation ces derniers temps à cause de soucis divers, c'est redevenu stable. Je vais essayer de faire mon maximum pour pas laisser tomber ce blog, et de vous tenir au courant de ce qui m'arrive.

     Je dois continuer l'histoire d'Ambre. Et puis je ferais la suite de mon travail sur mon petit journal de mes pensées. J'espère que je ne vous ennuyrais pas trop avec ça... u_u" u_u" 

     Je ne reste pas inactive, comme vous pouvez le voir sur le blog Gypsy Witch, je compose avec Ely, Prem et Nath un perso qui me tient vraiment à coeur : Alice Cooper ! ^^'

   Ah oui et puis le Docteur Poulet ! On essaie avec Prem de le faire avancer et puis on repostera les séquences Bill, t'inquiète pas ! ^^'


   Bon bah après tout ce boulot je vais me reposer un peu ! ^^'




Par Natasha
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Lundi 10 novembre 2008


J'écris mal quan je suis fatiguée alors ça vaêtre horrible à lire (je retoucherai sûrement ^^')

Aujourdh'ui c'était mon anniversaire. : Ely, Nath, Prem, mereci a vous pour ce superbe anniversaire.

Merci pou r ce resto, merci pour la fête foraine et surtout

MERCI POUR FREDDY, JASON ET LEATHERFACE !!!!!



Vouss pouvieez pas mieux faire !! Vous m'avez rendu trè s très heureuse ^^ Merci beaucoump ! le jour de mon anniversair.. je 'm'attendais pas à ça é__

Et l'annéeprochaine on le refais !!!! Xd




Plus sérieuseement merci de ma'avoir préparé ça, c'était génial, ça m'a fait beaucoup plaoisir. Merci pour tout.

J'écrirai plus demain jepense là je vais allez dormir ^"

...

Eliane, je t'aime..



EDIT :  en Bonus, une illustration de Nath :


(Freddy, moi, Prem, les 2 filles, Nathalie et Ely! ^^' )






Par Natasha
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Jeudi 30 octobre 2008






    Salut, c'est Ely!

    Je squatte un peu chez Natasha pour vous annoncer que ma femme va pas trop bien. u_u' C'est pour ça qu'elle peut pas répondre aux mails, aux posts, et aux coms divers. Bon, c'est pas que ça dure depuis déjà quelques mois, mais c'est stable, ça se résorbe pas. Enfin pour ceux qui la connaissent depuis longtemps, ils savent qu'elle a eut des problèmes à sa tête. u_u'   u_u'

    J'espère et on espère tous dans la colloc que ça va s'arranger et qu'on aurat pas besoin d'aller à Paris pour une opération trop risquée. é___è'


    Je t'aime ma Natounette.... T__T


PS: Merci à Nath de nous avoir fait un petit dessin.



Par Natasha
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Lundi 11 août 2008

Après 15 jours!!!! ^^"

On a le net!!! ...mais pour conbien de temps cette fois-ci? >__<

Quand on est parties en Sicille avec Ely, le net nous a lâché! Enfin la Darty Box, quoi!!! >_______________________< On a dû laisser Prem et Nath sans le net et regler tout ça. Ils ont pas pu avant d'eux-même partir en Bretagne! Et c'est seulment tout à l'heure qu'on a reçu l'autorisation de la changer! Cooool!! On peut enfin poster, recevoir des mails, aller sur les blogs, les lires (parce qu'une amie nous a prêté son téléphone portable avec net illimité, mais pas moyen de vous prévenir ni de poster ici, le système le permettait pas!!! è_é Et puis allez lire un blog imagé sur un écran de 3 X 4 cm!!!! @____@

On a donc pas pu faire ce qu'on voulait! Mais ça va changer!

On est tous émoustillés! ^^"
Par Natasha
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Mardi 22 juillet 2008


Supportez ELY !!! Soyez son disciple!!!
Par Natasha
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Lundi 2 juin 2008


 

 


   Un jour quand je lui ai parlé du gars, j’ai sentis qu’elle savait que je mentais. Elle m’a regardé en souriant mais en ayant mal. Pas parce que j’étais amoureuse d’un autre mais parce que mon mensonge avait assez duré. J’ai regardé ailleurs, à travers la baie vitrée de la FAC. Je souhaitais tellement être ailleurs.

 

   Je n’ai rien dit pendant un moment, et elle m’a pris dans ses bras. Elle n’a rien dit et moi j’étais crispée. J’avais peur qu’elle me face des choses. Je n’étais pas spécialement sûre de moi. Je me disais que ce n’était qu’une amie qui voulait de la sincérité… Mais d’un autre côté…

 

   On est allé en cour et pendant quelques mois on en a pas reparlé. J’ai sans doute eut tors de ne pas le faire. Je me sens coupable à cause de ça. Je n’agis pas de façon qui me semble normale avec Ely et je m’en veux. Je devrais être plus cool être comme elle. Oui j’aimerais être comme elle.

 

   Est-ce normal qu’une amie soit un modèle, un être que l’on voit comme son idéal ? J’aimerais avoir autant d’aisance, autant de passion et de conviction. Elle est si forte, si entière. C’est incroyable. Si j’étais comme ça je pourrais faire tellement de choses… Mais je reste enfermée dans un mur qui me bloque.

 

   Je ne sais pas comment dire mais ce début d’année m’a parut différent. Comme si quelque chose avait changé imperceptiblement. Je me suis longtemps demandé ce que c’était. J’analysais tout le matin quand j’arrivais dans la FAC.

 


   Le long couloir m’hypnotisait avec ses reflets d’hôpital. Ca m’a rappelé mon personnage d’Ambre. Je m’imaginais souvent détruire des zombies dans un hôpital à la recherche de ma fille. Mais je crois que désormais je peux lui dire adieux à ma fille. Elle n’existera pas je crois. Cette certitude me viens de plus en plus souvent avec des pensées assez étranges. Mais ça ne se fait pas de penser ça.

 

   Je crois que c’est Prem et sa femme qui auront une petite poupoune comme ça. Je sens que je vais adorer les cocooner avec Ely. L’avenir me semble ensoleillé et radieux. Je nous imagine tous les quatre, avec leurs enfants (parce qu’ils vont nous en faire plusieurs, hein ? Y’a intérêt en tout cas !!), près d’un étang, sur la pelouse, à s’amuser comme des fous.


 

   Les enfants courent vers Ely qui leur fais peur, puis moi je joue au foot avec leur p’tit gars… Je sais ça fait cliché, n’empêche que ça fait rêver. Les parents qui nous les confient pendant qu’ils passent un petit week-end en amoureux. Et Ely et moi on fait les baby-sitters. Et là sur le coup penser à ça me fait bizarre. Je sens que d’un côté il y a un truc qui cloche et je devrais plus penser à ça et d’un autre… ça ne va pas assez loin. Pourquoi ?

 

    Voici à peu près le genre de pensées que j’ai depuis quelques temps. Avec Ely on fait des choses en tout bien tout honneur (chatouilles, essayages de lingerie) puis dans ma tête ça part bizarrement. C’est peut-être la cicatrice au cerveau. Ou pas. Pourquoi je pense tout et son contraire dans ma tête ? C’est quand même incroyable ça. Je ne sais plus où j’en suis.

 

   Je voudrais être libre de ce que je pense, mais en même temps tout m’en empêche. Ce n’est pas normal. Mes parents n’apprécieraient pas, mes amis non plus. Mon Grand Frère… ? Après tout je lui en ai parlé et il semble… Heu… ouvert ? Mais alors pourquoi moi je ne le suis pas ? Pourquoi ne suis-je pas attiré par tous ces « Brandon », ces surfeurs californiens sans cervelle ?

 


   Pourquoi est-ce que je préfère être près d’elle avoir des envies de la serrer dans mes bras ? Pourquoi je veux faire plus qu’être son amie mais que je ne lui dis rien quand elle m’avoue sa flamme à la St Valentin ? J’en ai été tétanisée. Je ne pouvais pas lui dire oui c’est une fille c’est mon amie si je lui dis que je l’aime c’est peut-être faux d’une part ça me conduirais je ne sais pas où d’autre part et enfin mon amitié avec elle sera brisée définitivement.

 

   Mais je n’ai pas pu lui dire non…


  


 


 


 

 

Par Natasha
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Vendredi 16 mai 2008



   C’est terrible et je ne sais comment faire. Que m’arrive t-il ? Que puis-je faire ? Personne ne peut se mettre à ma place. Personne n’a jamais pu. Même quand on a cru qu’on m’avait aidé à aller voir mes nouveaux parents. Et je déteste que ce que j’avais décidé par moi-même avant soit attribué aux autres. Comme si la vie était une série de médaille qu’on devait attribuer à chacun.

 

   Je suis désolée, mais ça n’est pas correct. J’ai choisis seule de voir mes parents, j’ai choisis seule de leur demander de m’adopter. Personne ne m’a tenu la main et personne ne leur a parlé à ma place.

 

   Ce genre de faits m’ont éloigné des gens mais heureusement pour moi Ely a toujours été là à veiller. Tout cela m’obsède. Ca m’obsède tellement que je suis passée par quelques phases de peur. Je me suis refermée, mais comme Ely était ma meilleur amie je lui parlais souvent. Pas question de tout lui dire dans ces moments là.

 


   Surtout pas à elle. Alors il y a quelque temps, je lui ai avoué qu’un des garçons de la FAC me plaisait bien. Je l’ai décris blond, musclé, genre surfeur californien. Un Brandon qui avait les cheveux dans le vent, le bouc pointant.

 

   Je ne sais même pas pourquoi je lui ai dit ça, ni dans quel but. A moins que je ne sache trop bien pourquoi. Je crois que j’avais eut des doutes sur le fait qu’elle voulait être plus qu’une amie pour moi et j’ai essayé maladroitement de l’éloigner pour ne pas réfléchir à ça.

 

   Bien-sûr au début elle était joyeuse et a voulu jouer les entremetteuse, mais c’était trop tard. Je suis sûre que depuis ce moment là, j’avais peur de ça. A moins que j’en ai toujours eut peur. Il faut dire qu’elle ne s’en cachait que moyennement. Mais je faisait croire à tout le monde que je ne voyais rien et que tout allait bien.

 

   Mais au fond de moi, je glissait dans un gouffre instable. Je me suis presque sentie prisonnière. Je m’inventais des histoires et je lui en inventait, comme quoi je ne l’avais pas vu aujourd’hui, qu’il était en stage…

 

   On dira que j’en avais l’habitude avec tout ce que j’avais pu inventer avec Prem pour me sauver la mise. Maintenant je recommençais avec Ely. C’était parfaitement stupide, je l’avoue. Et quelle idée. Tout cela devrait se terminer très mal et ça je le savais.

 


   Nathalie souffrait de mes mensonges, et des mensonges de Prem pour me protéger aux yeux de Renan. Nous nous détruisions par tous ses mensonges. Et nous détruisions ceux qui étaient autour de nous en voulant nous protéger de leur colère, en en inventant de toujours plus gros et plus indéfendables.

 

    Mais que pouvais-je y faire ? Renan et Kiara détestaient Nath à cause de MES mensonges, de ceux de Prem et de ceux de Derendel, les plus odieux, alors qu’il savait pertinemment que Prem n’avait jamais eut personne, puisqu’il le descendait à la moindre occasion en le montrant comme une « merde qui n’a jamais eut personne et qui n’aura jamais personne dans sa vie ».

 

   Et Ely allait me détester pour mon mensonge. Pourtant elle ne cessait de répéter, sûrement concernant Renan et Kiara qu’un jour ils pardonneront quand ils sauront la vérité, et ils comprendront que tout cela a été un malentendu provoqué par ma peur panique de perdre tous les gens auquel je tiens.

 

   Mais pourquoi en voulant protéger tout ça, je le détruit presque sciemment ? Je suis sûre qu’au font, elle le savait qu’il n’existait pas… A moins que ce ne soit ce que j’aurais voulut en fait…


 

   Et, malgré sa tristesse voilée au début, puis ses crises d’alcoolisme répétées et désespérées, où je devais la chercher presque tout les soirs au bar, elle s’est reprise. Pourtant mon mensonge continuait. Je ne sais pas pourquoi…






Par Natasha
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Présentation

Profil

  • : Natasha
  • chroniquesdombre
  • : Femme
  • : 09/11/1984
  • : Tours
  • : Musique Cinéma Ecriture
  • : Jeune et belle danseuse du ventre, chanteuse et guitariste à ses heures, Natasha est une jeune femme douce et altruiste mais plutôt timide, très sensible et également fragile. Ecrivant depuis son plus jeune âge, elle fait preuve d'une imagination débordante et excelle pour les histoires sombres, dépressives et tragiques. Sa source d'inspiration créative se trouve généralement dans la musique qui est quelque chose de très important pour elle. En passant par la musique, le théâtre, la […]

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