Nous y voilà donc pour un premier compte-rendu sur le tournage de Attack of
the Horrible Dr. Poulet ! Il y a eu 4 sessions de tournages pour l'instant, c'est mince et je suis complètement stressé à l'idée de
ne pas pouvoir finir avant trois semaine (au-delà de ce délais, l'actrice principale nous quitte pour s'en aller vivre ailleurs), mais au vue des rushs
le résultat donne plutôt bien (pour un film amateur, cela s'entend) et je suis très motivé pour poursuivre
jusqu'au bout...
Reste qu'évidemment, comme le disait une actrice dont j'ai honteusement oublié le nom, faire un film c'est une putain de guerre, et tout d'abord une
guerre psychologique. Ainsi avant même de tourner, et entre chaque session, la peur m'étreint. Est-ce que tout va bien se passer ? Est-ce que nous
aurons chaque accessoire ? Est-ce que les acteurs ne vont pas trouver les scènes trop stupides et vont ils accepter de jouer ? Est-ce que le cadrage n'était pas de travers ? Est-ce
que la lumière était suffisante ou est-ce que tout sera trop sombre ? ... Et a ces questions perpétuelles se pause LE problème du cinéma : l'imprévu. Car si il y a bien UNE règle d'or à connaître en faisant un film, amateur ou non, c'est que rien ne se passera
comme il le faudra... Combien de fois avons-nous oublié nos appareils photos, les câbles nécessaires, nos vêtements, etc ? Sans parler de cette caméra qui possède un angle trop petit
pour cadrer aisément et cette unique batterie sans chargeur qui nous oblige à tourner sur secteur ou à surveiller de près l'énergie restante...
Pour anecdote par ailleurs figurez-vous que quelques heures avant l'un des tournages, perché sur une chaise à la
recherche de quelques VHS de beau nanar à ajouter dans le film, je stressais à ce propos. Et VLAN, une des cassettes en plastique dur glisse de sa pile
et chute du haut de mon étagère sur mon visage. Un regard sur le titre du film : Carnage. N'était-ce pas un mauvais
présage pour la suite ? Et bien si concrètement rien de particulièrement méchant n'est arrivé (et d'ailleurs derrière le
« Carnage » en question se cachait le bien marrant Zombi Holocaust de Marino Girolami, me rappelant que je suis en terrain connu) je dois toutefois
faire le deuil de quelques pages de scénario disparuent suite à une mauvaise manipulation lors d'une impression. Quelques pages où figuraient quelques
scènes pas encore tournées ayant disparu, avec bien sûr aucune sauvegarde ni sur clé USB ni sur ordinateur quand bien même je le
croyais...
Quoiqu'il en soit, je dois admettre que malgré
ces problèmes les tournages se sont avérés être très plaisant grâce à ma merveilleuse équipe pleine d'entrain et apparemment aussi motivé que moi pour
finir le film. Non je ne tombe pas dans le cliché du papier promotionnel, je souhaite simplement tout d'abord annoncer que si tout se passe bien jusqu'ici c'est grâce à des amis (des volontaires ? des victimes ?) qui me soutiennent à fond sur ce projet qui n'est
pourtant pas le leur à 100% et qui se donne au maximum pour m'aider à le réalisé. A vous tous qui vous reconnaîtrez, je vous dis merci. Merci de m'aider à concrétiser cette idiotie qu'est Attack of the Horrible Dr. Poulet ! malgré votre temps libre pour lequel vous
pourriez faire autre chose (et là je pourrais dire « que Dieu vous bénisse » mais étant Athée et tout, ben...).
Je laisse là ma chère équipe qui n'a pas
encore fini d'en baver pour m'aider à boucler ce métrage pour vous livrer un compte-rendu du tournage, session par session, puis vous offrir quelques
photos qui pourtant ne donne malgré tout pas un très bon aperçu de ce que sera ce fameux film...
SESSION 1 – Mardi 4 Juillet 2006 (date approximatif, j'ai une
mémoire-passoire)
Une session pratiquement improvisée. En cette soirée, l'équipe s'est réunie chez
Robin, où se déroule par ailleurs 90% du métrage. Avec le fameux magnétoscope possédé sous le bras, nous avons recréé un laboratoire « à la
Frankenstein » avec les moyens du bord, à savoir quelques tables, quelques outils de bricolages, un vieux torchon de cuisine et des gants en plastique pour la
vaisselle.

La scène en question se situe en début de film lorsque, après avoir trouvé le magnétoscope dans une brocante et avoir prévenu
ses amis d'une soirée film, notre héros Vincent (alias Moi – Mode mégalo enclenché) se met à retaper le vieil appareil histoire d'être sûr de le voir
fonctionné, réveillant de ce fait l'esprit du Dr. Est enfermé à l'intérieur.

La scène se déroulera en noir et blanc, entrecoupée de vieux éclairs façon année 40. Le but avoué est de rendre un hommage aux vieux films de cette époque, et notamment au Frankenstein de James Whale, lorsque le
bon docteur donne enfin la vie à sa créature via l'électricité. La fameuse sentence « Il est vivant ! Vivant ! » a bien
entendu été gardée.
Pas de problème notable pour le tournage si ce n'est un éclairage plutôt limite
(tournage de nuit oblige) et l'absence d'un générateur fonctionnel. Pas d'aiguille ayant la bougeotte mais gageons que nous pourrons mettre la main sur un appareil équivalent un peu plus tard
pour simuler la puissance de l'éclair !

SESSION 2 – Jeudi 6 Juillet / Vendredi 7 Juillet
2006
C'est toujours chez Robin que l'introduction du personnage du fan de Star
Trek a été tournée. Peu de temps auparavant nous sommes tombés sur un ancien pyjama à moi tout bonnement parfait pour simuler un
uniforme de la Starfleet. Du scotch sur les oreilles pour simuler les oreilles de Vulcain et des après-ski et hop, Robin devient un véritable Trekkie (ou Trekker). Et bien sûr il y avait
ce formidable autel adressé à Leonard Nimoy, l'interprète du célèbre Mr. Spock : deux bougies, un peu d'encens et une photo impeccable dans son
petit cadre. Personnellement, j'ai craqué pour la chose et tout cela se trouve encore en place chez Robin, comme pour en profiter encore un peu...
Deux scènes auront été tourné. Une première où l'on découvre le personnage pour la première fois au moment de son invitation,
les larmes aux yeux devant le sacrifice de Spock à la fin de Star Trek II, puis celle dites de sa préparation, enfilant l'uniforme en une série de plan rapide à la manière d'un
John Rambo. Effet immédiat : nous étions tous sous le charme. Robin incarne de façon parfaite le Trekkie ET le Vulcain, c'était inespéré ! Il
y a de ces fois où l'on est témoin d'un miracle dans la vie, et je peux affirmer que ç'en était un. Personne d'autre que Robin ne pourrait interprété
ce personnage tant son implication est si grande.
Le véritable soucis ici aura bien sûr était les divers cadrages a effectuer et quelques fou-rires en raison de l'interprétation
de Robin (je vous avoue ne pas avoir tenu plus de cinq secondes en le voyant se mettre à pleurer pour son héros), l'absence d'appareils photos aura été
le plus dur à accepter. Erreur réparée depuis comme le prouve ces clichés.
SESSION 3 – Dimanche 9 Juillet 2006
Session la plus « sportive » en quelques sortes puisque le but avoué était de mettre en boîte le plus de scènes avec Stéphanie et Robin afin de libérer ces derniers au plus vite. Si la totalité des scènes n'a pas été tournée, toute la première partie est terminée (enfin à 99%). C'est avec un grand stress que je me suis lancée dans cette session, de peur de ne pas pouvoir filmer assez
avec mes deux acteurs sachant que Stéphanie nous quitte d'ici moins de trois semaines. A l'arrivée, une numérisation des rushs m'a prouvé que les tournages précédents étaient très bon au vu de notre matériel et la progression du tournage m'a paru satisfaisant, malgré une cadence de tournage plutôt chaotique.
Les scènes tournées correspondent à la première grande partie du film, avant l'arrivée de l'Horrible Dr. Poulet, lorsque notre
trio entame leur soirée films et donne progressivement du pouvoir à l'esprit du Dr. Est. Figurent donc parmi ces scènes l'arrivée de Rabou, qui obligera son
ami à se faire cinq Star Trek à la suite, l'arrivée de la gothique Barbara, et la vision fugace de quelques VHS tendance Les Rats de
Manhattan...
Que dire sur ce tournage ? Alors certes, j'aurais voulu en tourner encore plus, mais on peut toujours avoir des regret de
ce genre. Je pourrais surtout parler d'une longue préparation avant de commencer à filmer, avec visionnage des rushs, papotages intensifs n'ayant aucun
rapport avec le film et enfin essayage de la tenue goth de Stéphanie, et surtout d'un temps de tournage on ne peut plus limité pour cause de
sport ! Car après une bonne demi-heure de Tour de France avant de pouvoir débuter les prises de vue, c'est le Final de la Coupe du Monde qu'il aura fallu fuir par la suite : en raison de la longueur du trajet de retour, le risque de se retrouver coincé en
plein centre-ville en cas de victoire était grand. Coup de chance on a perdu, alors...



Des trois costumes, le second a été retenu
SESSION 4 – Lundi 10 Juillet 2006
Nous quittons le domicile de Robin pour nous établir chez celui de Stéphanie et le mien. Un tournage bien plus court et
reposant que le précédent puisque ne se résumant qu'à quatre scènes dont l'une d'elle n'a même pas été tournée. Une session amusante mais qui aura
bien fait comprendre que ma pauvre caméra avec sa batterie ridicule et son angle tout riquiqui peut être bien embêtante pour filmer même les plans
les plus simples.
La première scène emballée aura été la plus hilarante car étant celle de la
présentation de la goth Barbara, justement pas goth du tout lors de sa première apparition ! Notre pauvre Stéphanie aura été contrainte de se
vêtir d'une tenue rose bonbon et de se coiffer d'une paire de couette abominable pour ensuite jouer à
la manière d'une écervelée fan de Britney Spears. Un cauchemar qu'elle ne souhaitera jamais endurer une seconde fois je me doute, et comme je la
comprends... Heureusement la seconde scène viendra remettre les choses en ordre, dévoilant sa véritable nature et le retour de fringues noires bien plus
seyante à la miss.
Vient ensuite la scène de danse, repiquée sur la célèbre prestation de Salma Hayek
dans Une Nuit en Enfer. Celle-ci aura donc été tourné dans ma chambre au proportion très réduite, et à ce titre je dois féliciter Stéphanie qui non seulement aura dû se vêtir d'un bikini et observer la gestuelle de l'égérie de Robert Rodriguez, mais en plus aura improvisée sa danse dans un
espace très limité. Une scène pas aisée à tourner en raison de la chaleur de la pièce exiguë, de la durée de la musique et de l'angle trop réduit de la caméra mais dont le résultat est
pourtant magnifique. Bravo !
Là c'est arrêté le tournage qui devait cependant inclure la fameuse scène de
torture de Barbara, ligotée à un lit et chatouillée avec acharnement par le Dr. Poulet devant un film de Tom Cruise mais l'heure tardive et surtout l'oublie du câble d'alimentation de la caméra dont les batteries était quasiment à plat. La partie sera remise à plus
tard.
Voilà donc pour les quatre sessions de tournage ayant eut lieu, les prochaines se déroulant sous
peu et le plus vite possible (je rappel que le but est d'emballer la plupart des scènes avant fin juillet !).
Concernant le Dr. Poulet en lui-même je dois toucher quelques mots à propos du
costume. Celui-ci est, on peut dire, encore en confection mais se trouve être pratiquement terminé. Reste à créer ses pattes et peut-être rajouter
quelques plumes. Attention cependant, ne vous attendez pas à voir un mutant en CGI ou à une créature en latex issu des studios KNB ! Ici c'est du fait
main à l'arrache et notre Dr. Poulet se limite à un type en blouse blanche et gants en plastique avec des plumes sur le cul, sur le cou (avec un
joli boa), un masque d'arlequin repeint et un poulet en plastique sur le crâne (ou en cravate, on hésite),
et c'est tout ! Les accessoires achetés sont les seuls représentant du budget du film qui s'élève pour l'instant à une quarantaine d'euros
environs.



Je n'ai pas grand chose à rajouter et je vous laisse donc avec une petite galerie de photo. Plus d'information très prochainement !



















Ps. Merci grand frère XD
-- Le Poulpe Pervers