Vendredi 16 mai 2008



   C’est terrible et je ne sais comment faire. Que m’arrive t-il ? Que puis-je faire ? Personne ne peut se mettre à ma place. Personne n’a jamais pu. Même quand on a cru qu’on m’avait aidé à aller voir mes nouveaux parents. Et je déteste que ce que j’avais décidé par moi-même avant soit attribué aux autres. Comme si la vie était une série de médaille qu’on devait attribuer à chacun.

 

   Je suis désolée, mais ça n’est pas correct. J’ai choisis seule de voir mes parents, j’ai choisis seule de leur demander de m’adopter. Personne ne m’a tenu la main et personne ne leur a parlé à ma place.

 

   Ce genre de faits m’ont éloigné des gens mais heureusement pour moi Ely a toujours été là à veiller. Tout cela m’obsède. Ca m’obsède tellement que je suis passée par quelques phases de peur. Je me suis refermée, mais comme Ely était ma meilleur amie je lui parlais souvent. Pas question de tout lui dire dans ces moments là.

 


   Surtout pas à elle. Alors il y a quelque temps, je lui ai avoué qu’un des garçons de la FAC me plaisait bien. Je l’ai décris blond, musclé, genre surfeur californien. Un Brandon qui avait les cheveux dans le vent, le bouc pointant.

 

   Je ne sais même pas pourquoi je lui ai dit ça, ni dans quel but. A moins que je ne sache trop bien pourquoi. Je crois que j’avais eut des doutes sur le fait qu’elle voulait être plus qu’une amie pour moi et j’ai essayé maladroitement de l’éloigner pour ne pas réfléchir à ça.

 

   Bien-sûr au début elle était joyeuse et a voulu jouer les entremetteuse, mais c’était trop tard. Je suis sûre que depuis ce moment là, j’avais peur de ça. A moins que j’en ai toujours eut peur. Il faut dire qu’elle ne s’en cachait que moyennement. Mais je faisait croire à tout le monde que je ne voyais rien et que tout allait bien.

 

   Mais au fond de moi, je glissait dans un gouffre instable. Je me suis presque sentie prisonnière. Je m’inventais des histoires et je lui en inventait, comme quoi je ne l’avais pas vu aujourd’hui, qu’il était en stage…

 

   On dira que j’en avais l’habitude avec tout ce que j’avais pu inventer avec Prem pour me sauver la mise. Maintenant je recommençais avec Ely. C’était parfaitement stupide, je l’avoue. Et quelle idée. Tout cela devrait se terminer très mal et ça je le savais.

 


   Nathalie souffrait de mes mensonges, et des mensonges de Prem pour me protéger aux yeux de Renan. Nous nous détruisions par tous ses mensonges. Et nous détruisions ceux qui étaient autour de nous en voulant nous protéger de leur colère, en en inventant de toujours plus gros et plus indéfendables.

 

    Mais que pouvais-je y faire ? Renan et Kiara détestaient Nath à cause de MES mensonges, de ceux de Prem et de ceux de Derendel, les plus odieux, alors qu’il savait pertinemment que Prem n’avait jamais eut personne, puisqu’il le descendait à la moindre occasion en le montrant comme une « merde qui n’a jamais eut personne et qui n’aura jamais personne dans sa vie ».

 

   Et Ely allait me détester pour mon mensonge. Pourtant elle ne cessait de répéter, sûrement concernant Renan et Kiara qu’un jour ils pardonneront quand ils sauront la vérité, et ils comprendront que tout cela a été un malentendu provoqué par ma peur panique de perdre tous les gens auquel je tiens.

 

   Mais pourquoi en voulant protéger tout ça, je le détruit presque sciemment ? Je suis sûre qu’au font, elle le savait qu’il n’existait pas… A moins que ce ne soit ce que j’aurais voulut en fait…


 

   Et, malgré sa tristesse voilée au début, puis ses crises d’alcoolisme répétées et désespérées, où je devais la chercher presque tout les soirs au bar, elle s’est reprise. Pourtant mon mensonge continuait. Je ne sais pas pourquoi…






par Natasha publié dans : Nat reprend le flambeau (Pensées)
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Mercredi 30 avril 2008



   Je n’ai jamais eut personne dans ma vie. Je veux que ça soit clair. Je n’ai jamais été avec un garçon et jamais je n’ai aimé de garçon. Enfin pas comme on devrait les aimer. Les seuls que j’ai aimés sont mes deux frères. Sans l’un plus que l’autre. Mais je ne peux pas dire que je sais où j’en suis pour autant à ce niveau.


   C’est pour ça que je n’ai pas supporté qu’on m’invente une vie qui n’était pas la mienne. Surtout à ce niveau là. Et puis… je ne suis pas une fille qui trompe. Encore faudrait-il que je sois avec quelqu’un. Mais je sais que ça me dégoûterais (de tromper). Je ne peux même pas me l’imaginer sans frémir.


 

   J’ai pourtant essayé de m’éloigner du conflit de tous les conflits. Quitte à devenir trop distante. Je sais, je me le reprochais aussi. Et tous ces efforts n’ont pas payés. Je me suis fait descendre par un mec que je n’avais jamais rencontré (Benjamin/Derendel) fort heureusement pour lui je ne sais pas dans quel état j’aurais été.


   Et tout cela a été repris par une fille que j’admirais et que je respectait (Kiara). Elle a tout détruit. Je ne sais pas si je pourrais le lui pardonner. J’aurais voulu lui parler, mais elle a préféré la fuite et la disparition totale. Mais je suis profondément convaincue qu’une personne aussi malsaine reviendra un jour nous hanter. Je risque cette fois de ne pas écouter Ely et de foncer dans le tas.



 

   Reprenons la visite de mon cerveau. J’ai peur en ce moment de faire fondre mon cerveau à force de réflexion. Je ne sais même plus où je peux aller. Où je vais. Tous ça est si étrange. Je ne devrais pas penser certaines choses ce n’est pas normal. Je devrais me concentrer sur mes études.


   Mais cela ne m’aidera pas. Je ne sais comment faire sortir tout ça. J’ai deux sentiments contraires. Je l’adore mais je ne voudrais pas perdre son amitié pour une chose que je risque de regretter.


   Devrais-je persister dans la chronologie qui me permet d’échapper aux vrais questions ou écrire ce qui se passe dans ma tête maintenant ?


   Mais j’ai bien peur d’écrire du décousu maintenant. Avec des événements qui se passent maintenant et des sortes de flash-back sous forme de dérives mentales. C’est pas facile avec un cerveau blessé et défaillant. Les médecins disent que c’est guéris mais avec des risques de rechutes à cause de mon environnement psychologique.


   Il ne faut pas trop que je force dessus en somme. Mais il faut dire que je ne sais plus où j’en suis… D’un côté j’aurais voulu être normale et d’un autre je commence à me rendre à l’évidence. Je ne l’ai jamais été. C’est un fait. Est-ce dommage ? Ely pense que non, moi je n’en sais plus rien. Je suis si épuisée…


 

   Chaque jour j’ai tant de questionnements… Je n’arrive parfois plus à suivre les cours et quand ce seuil est dépassé je me force à me concentrer tant et si bien que ça en devient une drogue. Je me drogue aux cours pour ne plus penser… à Elle.






par Natasha publié dans : Nat reprend le flambeau (Pensées)
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Vendredi 18 avril 2008

(Clique sur l'image de chatouille et de torture pour l'acheter! :P)


A TOI QUI M’AIME…


Pour toi, parce que je n’ai jamais osée le dire assez fort.
Parce que je te fais souffrir à ne pas l’affirmer.
Parce que tu m’as procuré de la tendresse, de l’amour et du plaisir.
Et parce que cette nuit, tu as fais de moi une femme.


Je t’aime Eliane.


Cette nuit là, je me suis offerte à toi. Cette nuit là, j’ai voulu te faire plaisir. Moralement comme physiquement. Cette nuit là, j’ai voulu faire un effort, pour te prouver que tes actions, tes paroles et ta simple présence me font du bien.

Depuis plus d’un an tu es là, depuis plus d’un an tu me rassures, me soutiens, me conseille et me défends. Depuis plus d’un an, tu m’aimes. Pour moi tout entière, pour ce que je suis, même quand c’est pas beau à voir.

Merci de me forcer à sourire, même si c’est de la torture. Merci de me forcer à me faire rire, même si faut m’attacher pour ça. Merci de me forcer à me donner du plaisir, même s’il aura fallut beaucoup de temps et de mots (et de menottes).

Pour ton anniversaire, j’ai voulu être parfaite. Pour ton anniversaire, j’ai voulu t’offrir le meilleur cadeau que tu puisses avoir. Tu le voulais depuis longtemps. Il m’a fallu du temps pour le réaliser, pour le comprendre et pour l’accepter. Je sais que tu as toujours eu peur, que tu camouflais ça sous des jeux, sous des prétextes, mais que tu essayais de surmonter tes craintes. Je sais de quoi tu avais peur, Eliane. De ma réaction, d’un dégoût, d’une incompréhension… Et j’en suis profondément désolée. Jamais je n’ai voulu te rendre si mal à l’aise, te faire autant de mal au point que tu cachais tout ça intérieurement. Et je sais qu’il t’aura fallut énormément de courage (et d’alcool) pour tout m’avouer cette Saint Valentin. Que tu as été courageuse en risquant de perdre mon amitié pour dire ce que tu ressentais vraiment.


Eliane.

Je t’aime.

Et cette nuit, tu m’as fait t’aimer encore plus.

 
C’est tout nouveau pour moi, c’est une expérience que je n’avais jamais faite. Mais crois moi si je te dis que je n’ai jamais rien senti de pareil, que j’en ai été ravie et que je comprends pourquoi on parle de petite mort. J’ai aimé ça Eliane, n’en doute jamais. Et ce n’était pas le cadeau d’une fois. Mon but n’était pas simplement de t’accorder ce que tu désirais le plus. C’était de te montrer à quel point je te suis reconnaissante pour tout ce que tu as fait, et surtout a quel point je ressens également quelque chose d’immense pour toi. Et pour m’excuser d’avoir mis tant de temps. Je suis timide, je suis maladivement timide. Mais je me suis donnée un grand coup de pied au cul pour surmonter tout ça moi aussi.

 Alors Eliane, même si par instants je parle à voix basse, ou si je bégaye, par pitié crois en moi, et en mes sentiments. Je t’aime. Je suis amoureuse de toi. Et ce que l’on a fait tout au long de cette nuit n’a pas été horrible pour moi, contrairement à ce que tu pourrais craindre. Tu l’as vu, tu l’as entendu, et tu l’as ressenti à travers ta chaire. Ca a été pareil pour moi. J’ai beaucoup aimé, et tu as été parfaite. Tu es belle, tu es douce, et tu es très douée. Pour ma première fois, ça n’aurait pas pu être mieux. Alors rassure toi ma chérie. Mon ange. Ma puce. Pardonne moi, je n’ai pas encore de surnom pour toi. Tout va bien. Tout va très bien.


Alors attache moi,

 

Chatouille moi,

 

Bande moi les yeux,

 

Et fais moi l’amour, encore.

 

Parce que j’ai aimé ça.

 

Parce que ça ne me dégoûtera jamais.

 

Parce que je t’aime.

 
Et parce que je veux être avec toi.






par Natasha publié dans : Nat reprend le flambeau (Pensées)
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Lundi 14 avril 2008




   Il est vrai que l’état ne me donnais pas assez d’argent, alors j’ai fais des petits boulots, pour palier au début. Mais la FAC promettait d’être très dure à gérer niveau thune. Heureusement, tout s’est arrangé avec mes nouveau parents qui m’ont offert un logement chez eux, puis avec la colloc. Mais sans ça, je n’aurais jamais pu espérer mieux que de petits boulots mal payés me bouffant tout mon temps jusqu’à la fin de mes jours et sans retraite.

   J’adore la danse, mais sans diplôme, je n’aurais jamais pu être prof. De nos jours, on ne peut espérer vivre sans un diplôme. Et j’ai vraiment eut la chance d’avoir pu habiter chez mes parents, le loyer en moins, c’est toujours sécurisant. Mais je devais penser à ma sécurité avant mes loisirs. Même si être professeur de danse m’aurait intéressé, je dois quand même faire face à la réalité.

   Avec mon diplôme je pourrais avoir un travail sérieux pour payer mes impôts et mes factures, et ainsi profiter pleinement de ce que je veux vraiment, à savoir être prof de danse. J’aurais été vraiment stupide de me lancer direct là-dedans sans faire d’étude. En plus j’ai pu rencontrer des personnes formidables, qui m’ont fait vivre une vraie indépendance maintenant.

   Et là j’en suis encore à écrire le passé, ça m’ennuie. Si j’ai commencé à écrire c’est bien pour parler de ce que je ressens à présent. Mais ce n’est pas pour me retrouver à perdre le fil de mes pensées à cause de mon passé.



 

(Ca c'est quand Prem a essayé de dessiner tout à l'heure et qu'il a abandonné!  : P )



(Et ça c'est quand il a réussi!!! ^^")

 

   Je repense à mes débuts sur le net, mes débuts sur Ambre, quand je pouvais me connecter, quand j’allais chez Prem dès que sa famille partais. Les soirées que j’y ai fait avec lui et Rébecca. J’avais peur de tout perdre, de perdre mon frère, celui qui m’empêchait de sombrer dans la folie. Rébecca et lui ne se disputaient jamais, en tout cas pas devant moi.

   Ils savaient quel était leur responsabilité face à moi. Je crois que d’autres ont essayé de faire pareil. Avec plus ou moins de tact, et plus ou moins de douceur. Je me rappelle que j’ai toujours eut peur de ce couple qui nous animait et qui nous dirigeait. Nous étions des satellites autour d’eux et certains d’entre nous m’ont bien aidé malgré tout.

   Renan est devenu mon Grand Frère, comme Prem, et je me suis mise à avoir peur de le décevoir. Quand à Liny, j’ai toujours espéré qu’elle ne s’en prenne à moi vu les colères et les mots qu’elle pouvait employer sur le forum. J’ai été acceptée comme modératrice et maître du jeu. Cette responsabilité m’a empli de joie, mais je gardais la crainte de ne pas réussir.

   Quand tout s’est déchiré entre eux, je ne savais pas quoi faire ni quoi dire. J’ai préféré rester en retrait pour ne subir les foudres de personne. Cependant, malgré tout, malgré Ely qui m’aidait à y voir plus clair, même si je ne parlait d’elle à personne et quelle n’avait encore contacté personne, j’ai été frappée de plein fouet par ce qu’on pourrait appeler des « dommages collatéraux » (expression d’Ely).



 


   On avait raconté à Kiara ou à Renan des choses horribles sur moi et les infidélités d'Adrien dans mon dos. Je sais que j’y suis pour quelque chose. Vraiment. Mais j’ai pris peur quand Renan a appris qu’Adrien allait sur Tours. Tout le monde sur le forum nous avait catalogués ensemble. Nous nous sommes beaucoup disputé à ce propos, et à d’autres. Cependant, à un moment donné je ne lui parlait plus.

   On ne l’a pourtant pas caché sur le forum, mais rien n’avait changé. On a opté pour une autre méthode. Accepter de le leur faire croire… En fait, j’ai pris cette décision sans en avertir Adrien. Je sais que je me répète, là, mais tout ça m’obsède…






par Natasha publié dans : Nat reprend le flambeau (Pensées)
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Vendredi 28 mars 2008





   Parlons d’autre chose, je me souviens que dans cette période Prem et Nath avaient des amis proches avec qui ils ont fait un film et été en camping, comme je le disais, mais il leur est arrivé la même chose que pour mon groupe apparemment. Je ne sais pas si le tournage continuera à cause de ça.

   Leur ami les hébergeait en tant que lieu de tournage et je doute que ses parents ni lui ne veuillent réentendre parler de ce film qui les ont perturbé pendant leur vacances. Ce que je comprend tout à fait. C’est dommage à quelques scènes près, j’ai vu le scénario, le tournage était terminé. J’espère que tout rentrera dans l’ordre à ce niveau là.

   Je suis en train de me dire que j’ai sans doute souffert autant que Nathalie de la situation. En fait, elle avait l’impression de ne pas exister dans ce monde à Blois car elle y était arrivé après moi. Mais j’ai récemment et depuis pas mal de temps à souffrir de ma peur d’aller vers les autres. Encore aujourd’hui ça m’effraie encore plus en fait. On en attend beaucoup trop de moi quoi qu’on en dise.

   Les gens sur le net veulent me voir mais ça me paralyse. J’invente alors n’importe quoi pour les fuir. Je suis toujours à me demander si je rencontre les personnes, si elles ne vont pas me faire du mal.

    On en entend tellement d’histoires sordides de gens à qui il est arrivé quelque chose à cause du net… Non pas que je n’ai pas fais de superbes « rencontres » sur le net. Mais peut-être qu’elles le restent parce que justement on ne s’est pas vu autre part que sur le net ?

 

 

 


     C’est aussi ce que je me demande en terme d’amitié. A vouloir aller trop loin ne vais-je pas tout détruire ? Ruiner l’amitié à laquelle je tiens énormément ? J’ai très peur de ça. Et je suis heureuse qu’avec Ely, on se soit rencontré directement en face plutôt que par le net. Je suis sûre que je n’aurais jamais osé la rencontrer en face. Et comme de nombreuse personnes elle aurait pensé que je n’existe pas.


   D’ailleurs, ce genre de suspicions m’ont fait beaucoup souffrir. Prem a dû raconter n’importe quoi à ses amis pour les calmer. Il a même été jusqu’à inventer une histoire complètement folle pour que tout le monde me croit inexistante dans son cercle d’amis, avant que tout ne dégénère.



 

   C’était pendant que Nath était en stage en Irlande il y a quelques mois, ils ont fait croire que leur différent venait de moi, pour qu’enfin ils n’essaient plus de me rencontrer. Ils ont eut des soirées qui ont mal tourné et ont préféré me protéger comme ça. Et je dois avouer que cette tranquillité me convient parfaitement. Ils faut dire que les pervers, je préfère les laisser là où ils sont.

   Cependant, d’autres ont cru que je n’existais pas, ainsi, sur plusieurs forums, on m’a demandé des photos et j’ai pris peur. J’ai préféré déserter un peu certains forums suite à cela, et donné ce que je pouvais pour les seuls forums auxquels je tenais. L’ennui c’est que quand on est pupille de l’état c’est qu’on a pas d’appareil photo et personne pour nous prendre en photo.

   J’ai dû déménager et je ne sais même plus où elles sont. C’est comme si je n’avais pas de preuve de mon passé. Ely ça l’amuse, elle me dit souvent que comme ça je peux être qui je veux, même être la vraie Natasha d’Ambre, sortie des Ombres… Je souris et je me dis que finalement je suis heureuse de ma vie, parce qu’au moins maintenant, tout peut commencer.


 

   C’est sûr que quand j’aurais de l’argent je m’en offrirais un. Mais c’est plus une grosse télé qui me plaît là en fait. Parce que c’est pas que la nôtre fait 30 cm de large (j’ai mesuré ! ) mais à quatre dessus pour se faire des soirées vidéos comme Prem sait nous en faire… C’est les quatre joues à joues et le nez collé dessus qu’on voit les choses, et je peux le dire, c’est chiant ! Je crois que j’ai envie d’une grande télé d’au moins 50 cm de large pour l’instant. Et pas forcément un écran plasma, enfin ça c’est mon porte-monnaie qui l’ajoute. Une idée qui mûrit et dont je suis sûre. Je préfère attendre d’avoir l’argent cependant alors on verra plus tard…






par Natasha publié dans : Nat reprend le flambeau (Pensées)
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Vendredi 21 mars 2008

 


 
J’ai passé un mail à tout le monde pour les rassurer, pour la forme. Ma prof de danse m’a alors proposé de faire des cours de danse orientale, pour me donner une stabilité de plus, je le sais à présent, et ça a marché. S’il y avait quelque chose qui n’allait pas, j’avais Ely et la danse. Et, pour se marrer, j’ai commencé à apprendre des trucs à Ely.



 

    J’ai sentis qu’Ely était intéressé, mais j’ai hésité avant d’en parler à ma prof. On s’entraînait toutes les deux, c’était amusant. Et dès l’année suivante Ely était des nôtre. Son application était touchante, même si en en faisant trop, elle tombait souvent au début.


   Tout se passait mieux de mon côté, mais pas de celui de Prem. Apparemment, le gars, l’ami d’Adrien, Derendel continuait à les harceler, et finissait par être violent avec Nath. Renan, est allé les voir à ce moment là je crois, mais ça a continué par la suite.


    Je voulais lui casser la gueule, Ely aussi, mais on s’est rendu compte que ça ne changerait rien. Sur le coup, quand j’ai appris que Renan était venu si proche de chez moi, j’ai eut peur, tellement peur que j’ai paniqué. Mais Ely m’a encore rattrapé avant que je ne face de bêtises cette fois. Même si je vais mieux avec ça depuis, même si j’arrive à voir plus de gens, je crois que mon Grand Frère est la seule personne que j’ai encore peur de rencontrer.


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   J’avoue qu’avant c’était valable aussi pour Kiara, mais depuis les rumeurs avec Prem et Derendel, qu’elle a osé croire et je me demande si ça ne l’arrangeait pas en fin de compte, j’en ai appris d’autres qui me donnent plutôt envie de la tuer. Ely m’a aussi rassuré et calmer à ce sujet, car à un moment je voulais la retrouver pour lui casser la gueule d’avoir fait tant de mal à mon Frère qui, le pauvre ne voyait rien.

   Ely m’a assuré qu’elle essayerait de voir les choses avec lui, s’il le fallait, et elle m’a encore rendue raisonnable. Mais c’était agréable finalement d’avoir un guide. Mais ça n’aidait pas mon Grand Frère que je ne pouvais voir en face pour lui dire. Et je refusais de le faire par MSN. Je ne trouvais pas cela correct. Et puis, Nath s’en chargeaient, je trouvais ça suffisant.


   Apparemment pas, en plus, elle s’est prise les foudres de Kiara, et de Renan par extension. Et moi, ça me paniquait ; Ely ne cessait de me répéter que tout cela se tasserait, que Kiara prendrait d’autres victimes, qu’elle lâcherait Renan, que tout cela sera du passé, que Renan ouvrira les yeux un jour, et qu’il ne valait mieux pas entrer dans le conflit. Car il était évident que ma panique me rongerait bien plus.


Et voici la version censurée

 

   Alors on a continué notre vie, essayé de rassurer Prem, et Nath aussi, même si c’était pas directement. Ely a essayé de prendre les choses en main, et calmer le jeu avec tout le monde. Personne n’a vu quelle médiatrice elle était, mais elle a réussi. Je crois que Kiara est la seule à y avoir échappé, comme si Ely ne s’occupait que des victimes pour les aider, plutôt que de foncer dans le tas avec la véritable manipulatrice, et la véritable cause de tout.


   J’essayais de m’éloigner de tout ça. Mais j’avais pas toujours de facilité à le faire. Je me rappelle que ça a été pareil avec notre Groupe. Musicalement, les discordes et les différents points de vue ont eu raison de nous. Il s’est étiolé et a disparût, doucement mais définitivement. Les études y ont été pour quelque chose. On s’est séparés, mais le temps du printemps où on se produisait dans des petites salles de bar surchauffé reste un agréable souvenir.


 

   A la fin, Ely venait à tous les concerts comme une coach. Elle m’a même customisé mes tenues. Mais apparemment, toutes les choses ont une fin. Malgré tout ce que j’ai pu essayer pour ne pas que tout éclate, le guitariste nous a quitté pour de jours meilleurs, sans succès à ce jour, et je le regrette. Ca aurait été une chance pour lui, mais on aurait pas pu accepter son retour sans qu’il ne face de concessions. Concessions que ni lui ni le bassiste un peu plus tard n’ont l’intention de faire évidement…






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par Natasha publié dans : Nat reprend le flambeau (Pensées)
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Vendredi 14 mars 2008

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Prem a grandement débuté (huhu) le montage sur le Dr. Poulet. On va dire que c'est encore loin d'être fini mais y a déjà pas mal de matériel disponible, et dans son incroyable générosité, le voilà qu'il nous partage quelques brouillons du final cut.

On va dire qu'il était temps >__> Hésitez pas a balancer vos commentaires pour le secouer un peu et l'obliger a finaliser le film, hein !


http://fr.youtube.com/DocPoulet




par Natasha publié dans : Dr. Poulet
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Vendredi 14 mars 2008


  
Puis on a fini par s’approcher des grandes vacances. Et celle qui m’était une gêne m’est devenue indispensable. Nous avons donc passé l’été ensemble avec mes parents en un petit voyage, pendant qu’Adrien faisait son film avec ses amis, puis est partit en Provence avec eux et sa femme. Ils m’avaient proposé cette virée et ce film aussi, mais j’ai refusé de peur de la voir, sa femme, mais aussi que ses amis soient incorrects. Et puis j’avais mes projets.

 

 



   C’est vers la fin de cet été là je crois que j’ai fini par rencontrer dans une rue de Blois celle qui m’avait rendue folle. J’y suis retournée le lendemain. Je me suis éloignée de tout ce qui m’avait rendue stable. J’ai encore fui. J’ai pris soin de ne leur laisser aucune lettre ni adresse pour qu’ils sachent que j’avais coupé tout contact. Et comme j’ai pas de portable... Ely était à Tours avec mes parents, mais légalement ils ne pouvaient rien faire qu’attendre.

   Pendant ce temps j’errais dans cette ville grise, sans personne, même le soleil de la journée ne pouvait inventer de couleurs gaies aux murs de pierre. Déprimant. Je l’ai suivie pendant des heures dans le centre-ville en me demandant comment j’allais la tuer. Le soir pointait son nez et je me suis rapprochée du foyer, j’ai posé quelques questions aux plus jeunes, volé des adresses dans le secrétariat. Ce n’était rien par rapport à ce que j’avais pu faire déjà.

 

 

 



  Je l’ai attendu longtemps devant chez elle, je me suis cachée sous une haie dans son jardin. J’ai espéré qu’elle revienne mais elle n’est jamais apparût. J’ai tenu la place pendant toute une nuit en grelottant aux heures les plus froides. Le lendemain il y avait toujours personne mais persuadée qu’elle arriverait bien un jour, je n’ai pas mangé et j’ai attendu encore jusqu’au lendemain midi.

   J’avais mal au ventre et j’ai pris le bus vers le centre-ville pour manger. Je piquais dans les épiceries et le soir je me trouvais un bon coin pour dormir. A côté de la Loire il y avait moins de risque que les flics me chopent. J’ai dû passer une semaine à errer frappant les murs de pierre dans l’espoir de me calmer mais surtout de me détruire. Je voulais crever mais la crever elle avant. J’ai pu apprendre qu’elle faisait ses dernières courses en centre-ville avant de partir en vacances, voilà pourquoi il n’y avait personne.





   Je marchais depuis des heures dans cette ville fantôme quand je me suis sentie suivie. J’ai essayé de me cacher même si je savais pas très bien de qui. Je me suis retrouvée face à face avec Ely dans un square. Je me suis effondrée de fatigue dans ses bras et j’ai pleuré. Elle m’a donné tout un paquet de gâteau et un jus d’orange tiré de son sac.

   Ca faisait deux jours qu’elle venait de Tours pour me chercher, on peut dire qu’elle avait pensé à tout. Même aux pansements. J’ignorais qu’elle en savait à ce point sur moi… Mais je lui ai tout raconté. Tout confié. C’était la première à qui je disais tout sur Rébecca, sa mort, ma souffrance. A Rébecca je cachais parfois des choses pour la protéger, à mes parents je ne pouvais pas tout dire sur Rébecca, quant à Prem il était beaucoup mieux loin de moi et sans nouvelle. Après tout, il avait une vie stable et bien construite.
 
   J’ai longtemps pris une pause pour me sentir la force d’aller jusqu’à sa voiture comme si toute la fatigue s’était accumulée sur mes épaules. J’étais allongée, effondrée sur la pauvre Ely qui me caressait les cheveux, assise sous ma tête. On a fini par repartir chez mes parents d’abord, puis chez les siens ensuite. Mais pendant toutes ces discussions, ses explications, je ne me souvenais que du regard d’Ely, sa façon de me remonter le moral, sa façon d’être sérieuse cette fois, sans m’engueuler elle m’avait montré son inquiétude et sa volonté de me sauver. C’était elle l’héroïne au bout du compte, pas moi. Contrairement à ce que j’ai pu ressentir toutes ces années quand je racontais mon histoire sur les forums…






  
Le soir elle est venue s’assurer que tout allait bien et on a dormi dans mon lit deux place en se racontant notre vie. Elle m’a fait de gros câlins et j’ai compris qu’avec elle toute ma souffrance prendrait fin. Plus de foyer, plus de femme folle qui font des choses pas bien. Juste nous deux…




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par Natasha publié dans : Nat reprend le flambeau (Pensées)
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Vendredi 7 mars 2008


   Ely m’a soutenu pendant beaucoup d’épreuves, et elle m’a rendu plus humaine. Quand on m’a dit que ce Derendel avait raconté qu’Adrien m’avais trompé, mettant en colère ceux que j’aimais dont Prem lui-même, elle m’a soutenu en riant. J’ai fini par en rire avec elle.

 
   Mais je pensais aussi à Nathalie, qui avait été salie dans l’histoire et qui avait subit les foudres de deux personnes qui m’étaient chères, pour rien. Ely a décidé de prendre les choses en main. Quelque part, ça m’a aidé. Je n’ai encore osé rien dire. Trop peur. Trop de culpabilité, car évidemment j’en étais responsables. Je n’aurais jamais dû être comme j’étais, avoir ce nom, ce maudit nom, et tout ça était de ma faute.



Futuroscope-copy.gif


  
Entendant ça, Ely m’an une fois encore remise dans le droit chemin. Elle m’a emmené sortir un peu, à coup de Futuroscope, et d’autres restaurants. Je ne savais pas ce que c’était une fille subventionnée par ses parents. Avec ma bourse, je n’obtenais guère plus que la nourriture pour le mois. Mais elle ne s’en est jamais vantée. Elle m’en faisait profiter au maximum. Nous allions à Paris ou sur Price pour mes vêtements goths.
 
   Elle me sortait à Tours pour me déguiser de tous ce qu’il y avait de plus moche à Pinkie. Nous nous amusions à prendre sans regarder les choses les plus horribles et les plus dépareillées du magasin, pour ensuite les essayer dans de grands fou-rires. C’était de merveilleux moments.

 

 

    Un jour, je l’ai même choqué en lui proposant une boutique de lingerie pour la taquiner. J’ai bien réussi mon coup, et dire qu’elle se prenait pour une femme libérée aux goûts sexuels plus féminins que masculins, mon audace à marché, et le soir même elle m’a payé le resto !
 
   Cet après-midi a été riche en apprentissage. En effet, je ne savais pas comment enfiler toutes ces choses. Elle est toujours restée patiente avec moi, m’indiquant comment faire pour ne pas me pincer ou me griffer avec les agrafes. C’était comme à Pinkie au final. C’était marrant.



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On est allé au ciné aussi, guidées par notre cher cinéaste professionnel (Prem bien-sûr !). C’est dans ces eaux là que même avec mes nouveaux parents, je me suis sentie plus à l’aise. Les mois passaient et le temps se réchauffait. Ely m’a ouvert les yeux sur une autre façon de voir le monde. Quand on faisait nos exposés littéraires, son point de vue m’aidait à y voir plus clair et donner une autre approche aux textes et aux auteurs. C’était risqué, mais ça a payé de nombreuses fois.

   J’ai donc appris pleins de petits trucs avec Ely. Et on a décidé de faire notre premier stage en Angleterre ensemble. On visitait , on travaillait et on papotait beaucoup ensemble. J’étais heureuse. Mais le temps frais m’a ramené dans mon passé un soir. On était dans un pub avec Ely, et malgré les nombreuses pintes qu’elle avait bu, elle est resté très calme et très sérieuse quand tous ces souvenirs refoulés depuis si longtemps, sont tous ressortis d’un coup.

 

 

   La chaleur et le fait que je ne tienne pas trop l’alcool m’ont fatigué, et j’ai pleuré dans ses bras. Je lui ai tout raconté de ce que j’avais vécu quand j’étais petite. Je n’ose pas souvent aborder ce sujet. Mais heureusement pour tous, cette femme n’a plus le droit d’approcher le foyer où j’étais, et ne peut plus exercer.
 
  C’était une ambiance spéciale, et le fait que pour la première fois de ma vie, j’étais loin de tout. Heureusement j’avais une personne sur qui me raccrocher. Mes parents n’auraient pas compris, et ils étaient trop loin. J’ai essayé de tout leur raconter une fois, mais ce n’est pas pareil qu’Ely, vraiment pas pareil…






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par Natasha publié dans : Nat reprend le flambeau (Pensées)
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Samedi 23 février 2008



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J’ai appris que Prem avait une fille dans sa vie. J’en ai été folle de joie. Il était sauvé, lui. Il pouvait vivre, et Rébecca reposer en paix, Nathalie reprenait le relais. Mais qui allait m’aider, moi ? J’errerais littéralement entre mes salles de cours, dans une FAC qui me rappelaient mon HP de lycée, et les couloirs d’hôpitaux que j’arpentais pour mes IRM. Ca encore une fois, je l’ai caché à tous, sauf à Prem, qui lui m’y poussait. Mais Prem avait fini par disparaître dans son bonheur après quelques temps. Son retour à Blois pour l’IUT avait été un prélude. Je ne lui en ai jamais voulut d’en profiter. Je l’avais rejeté et fui me cacher dans les ombres de ma ville devenue si grise. Je n’avais aucun amis. Je les refusais. Je les détestais tous.


   Je m’acharnais pour oublier Rébecca, Prem, Renan, et tous les autres, à écrire chaque mot et chaque syllabe des professeurs. Avant les partiels, je révisais nuits et jours comme s’il s’agissait d’une drogue. J’oubliais Rébecca et cet amour pour ma mère de remplacement, ainsi que Prem, mon frère si heureux. J’avais de super notes, bien-sûr, mais combien de nuits blanches à réviser pour oublier le foyer, ma meilleure amie, et ce monde de merde ?


    J’ai eut de petites nouvelles de Prem de temps en temps. Avant j’étais allé revoir les parents de Rébecca qui avaient fini par déménager à Tours. Quelque part, je sais qu’ils l’ont fait pour moi. Pour me laisser une chance de les revoir et de rester avec eux. Ils m’ont offert un vrai foyer. Une maison, pleine de photos de Rébecca et moi pour ne jamais qu’on l’oublie. J’ai donc franchi le pas un jour.


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   Lorsque Prem s’est  « marié », j’ai compris le bonheur que j’avais eut de les connaître tous, et j’ai voulu en savoir un peu plus sur Adrien et Nath. J’ai été surprise, et amusée de nos points communs. Cependant, j’avais peur d’elle, et je n’osais pas aller la voir. Et c’est peut-être ce qui l’a fait souffrir. Je me suis cachée, et à cause de ça, on nous a pris l’une pour l’autre, et c’est mal. Elle est adorable, et ils vont bien ensemble. Et malgré mes mensonges sur mon éventuelle relation avec Prem, je trouve que c’est le plus beau couple qu’on puisse rêver. Elle a juste eut la malchance d’être née avec de grandes coïncidences. J’en suis désolée. J’ai voulu mourir à ce moment là.


    Mais une personne m’en a empêché. Cette personne je l’ai rencontré à la FAC. Plutôt, elle m’a rencontré. Je n’avais aucune envie de rester avec quelqu’un, j’ai tenté de le lui expliquer au début. Elle, cette fille, bout en train, pas gênée, osait s’approcher de moi et imposer sa présence. Au début, ce n’était qu’une ombre près d’une salle, puis c’est devenu une gêne. Je voulais être seule, elle donnait son avis sur tout et c’était agaçant. Je voulais fuir, mais elle se mettait toujours à côté de moi, puis quand je partais, elle me suivait. Comme un toutou.


   C’était agaçant, j’allais travailler à la BU, et l’air de rien, elle me suivait. Comme si tout était naturel. Elle nous inscrivait en binômes pour les exposé, comme si j’était une empotée et un asociale qui n’avait pas d’amis, et dont elle devait repêcher les morceaux. Bon je dois bien admettre qu’à un certain moment ce n’était pas si faux, mais bon… Je garde quand même une petite fierté mal placée sans doute, malgré le fait que je puisse ouvrir les yeux sur moi de temps en temps. Il est dommage que je n’ai pas compris depuis le début qu’elle ne cherchait qu’à m’aider.


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   Je ne voulais pas être violente avec elle, mais j’ai faillis lui en coller une et plus d’une fois. Je me rappelle même quand je me suis mis à courir vers les toilettes pour ne pas qu’elle me suive. Je me suis enfermée, j’ai attendu le cœur battant pendant quand même quelques minutes. Mais pas un bruit, à part les deux trois poufs habituelles. En sortant timidement le nez, elle était là, les bras croisés, face à moi, légèrement appuyée sur le rebord d’un lavabo sur le mur d’en face. Je suis restée tétanisée, comme un lapereau. Et elle a éclaté d’un rire dont je me souviendrais toujours. Il n’était pas moqueur, mais gentil et chaleureux. Le genre de rire qui te fais aimer tout de suite la personne qui le fait.


   Par la suite, j’ai appris à la connaître. Elle était comme moi, à ne jamais se laisser faire avec qui que ce soit, mais dans un autre style, beaucoup plus détendu, libéré… je ne sais pas, plus heureux, je crois…




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  • : Natasha
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  • : 09/11/1984
  • : Tours
  • : Jeune et belle danseuse du ventre, chanteuse et guitariste à ses heures, Natasha est une jeune femme douce et altruiste mais plutôt timide, très sensible et également fragile. Ecrivant depuis son plus jeune âge, elle fait preuve d'une imagination débordante et excelle pour les histoires sombres, dépressives et tragiques. Sa source d'inspiration créative se trouve généralement dans la musique qui est quelque chose de très important pour elle. En passant par la musique, le théâtre, la vidéo […]

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